Q&R avec Gilchrist TONI

Q&R Exclusif de Trusted Magazine avec Gilchrist TONI

Quelles sont les pratiques managériales que vous considérez prioritaires à développer ou à renforcer ?


Assurément je dirai les reporting, les prévisionnels, les bilans de compétences, les fiches de postes claires et précises qui disent dans les détails ce qu’on attend d’un collaborateur, les évaluations de performance sur la bases de KPI précis, les bilans de parcours, l’utilisation constante et permanente de tableaux de bords, sont à mon sens les meilleures pratiques qu’un manager peut ou doit instaurer dans son entreprise, et lui-même cultiver afin d’être le plus performant possible. Car celles-ci vont à mon sens renforcer les bons réflexes chez le « conducteur » ou le « chauffeur » qu’est le manager, c’est-à-dire regarder devant certes, mais aussi dans les trois (3) rétroviseurs dont il dispose et qui sont les centres névralgiques de l’entreprise, à savoir : les hommes, les équipements ou le matériel, et l’argent.



Quel est le facteur clé de succès le plus important pour vous en fonction de votre expérience ?


Pour ma part, et de mon expérience, au risque de passer pour un coach ou pour un adepte du New Age (rire), je dirai que c’est la Vision. La Vision QU’ON A, de ce qu’on souhaite réaliser, d’où on souhaite conduire son entreprise, de ce qu’on veut léguer à la relève ; et aussi QU’ON ARRIVE A PARTAGER OU A TRANSMETTRE afin d’y fédérer les équipes, à les faire adhérer à celle-ci, pour qu’ils se l’approprie et en fasse la leur aussi. Aucune entreprise n’est plus puissante que celles dans lesquelles les employés travaillent tous pour la même chose, ont tous la même Vision de ce qu’ils souhaiteraient voir devenir, entreprendre ou atteindre. Vous savez, en conduite de changement le Vision aussi est très importante. Lorsqu’il faut redresser une situation dans la société, vous savez d’où vous partez certes, mais vous devez surtout savoir où vous souhaitez allez. A quel résultat vous vous attendez, vous souhaitez arrivez. Et cette Vision, qui au fond est un « objectif », sera nécessaire lorsque vous vous évaluerez, ou évaluerez la situation. D’où, aussi, l’importance qu’elle soit « SMART » (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, et Temporel). Et ce facteur clé de succès comme vous dites est aussi important pour l’entrepreneur ou le manager, que pour l’employé ou même l’entreprise elle-même de manière globale.



Quel serait l’écueil majeur qui pourrait nuire à la réussite d’un leader ?


Sans aucun doute ce serait si sa crédibilité est écornée. Dans le Management, comme dans le leadership s’il a bien un dicton qui ne s’applique pas c’est « faite ce que je dis, pas ce que je fais ». Le manager, a ceci en commun avec le leader (qui est un gros inspirateur) que les deux doivent briller par l’exemple. L’exemplarité est la seule chose qui fasse que l’on croit en eux, qu’on veuille les suivre, qu’on ait foi ou confiance en eux, qu’on veuille les ressembler voire s’identifier à eux ; et que d’une certaine manière on cherche leur approbation. Si un manager ou un leader (sachant que le manager est un leader, car c’est un meneur d’homme et un donneur d’ordre) n’est pas capable d’inspirer des attitudes ou des comportements nouveaux, alors il ne saurait construire ni une culture d’entreprise, ni un mode de vie, ni une organisation à succès. Il doit être le premier à faire ce qu’il demande. Il est soit devant pour tirer les autres, soit derrière pour pousser les autres. Jamais de côté. Et le fait de manquer à sa parole. Le leader doit au quotidien cultiver le respect de la parole donnée. Car comme disait Soh-M, « on reconnait les hommes à la sueur, et à la parole donnée ».



Quand vous êtes surpris par un contexte inhabituel ou incertain, qu’en pensez-vous ?


Pour ma part je suis quelqu’un d’assez sûr de moi, avec beaucoup de sang froid... Sauf en amour (rire). Dans mon parcours j’ai eu la chance ou la malchance (ca dépend) effectivement, mais un peu comme tout le monde, dans le monde professionnel, de tomber sur plusieurs situations incertaines notamment. Ça ne me surprend presque jamais, car comme on dit on ne sait jamais vraiment de quoi demain sera fait. Je prends les choses comme elles viennent, avec stoïcisme généralement, puis je m’adapte. En vrai, je crois que c’est parce que je prends chaque situation comme un challenge, un moyen de m’améliorer, et non comme une difficulté en soi. Les dépasser, ou les résoudre sont des moyens de me prouver à moi-même ce que je vaux, et ce que je suis capable de réaliser.

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