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Q&R avec Jean Louis Amani

Q&R Exclusif de Trusted Magazine avec Jean Louis Amani

Comment pourriez-vous décrire votre cheminement de carrière en quelques mots ?


Un parcours professionnel d'à peine 4 ans où j’ai pu occuper des postes de responsabilités, des postes de décision à risques et souvent des postes qui n'avaient rien avoir avec ma formation académique (Service achat, commercial, …). Diplômé d'un Master en science et technologie des aliments, j'ai dû m'adapter au monde professionnel grâce à mon sens large d'apprentissage, de curiosité et d'enquête perpétuelle de challenge. Étant à l'université, j'étais déjà ouvert au monde professionnel à travers les conférences d'emploi auxquelles je participais, et chaque vacance je cherchais toujours un emploi qui souvent n'avait rien avoir avec ma formation et non rémunéré. Je travaillais souvent un mois ou deux chaque vacance malgré nos congés irréguliers et des formations difficiles (des compositions pendant les vacances). Cela m'a permis d'avoir une ouverture sur le monde de l'emploi et adapter ma manière d'apprendre les cours. En année de Master, j'ai eu déjà un emploi stable où je travaillais que les week-ends et les jours fériés en tant qu'assistant du directeur technique dans une startup sans rémunération. J’ai dû interrompre une fois à cause de mon stage école qui se faisait dans une institution de recherche (Centre de recherche suisse) qui m'a permis d'avoir des acquis en recherche et développement, et à pousser encore plus mon sens de curiosité. Juste à peine ma soutenance j'ai repris le travail dans la même startup en tant que responsables de recherche et de développement, puis quelque mois plus tard le chef de production et ainsi de suite jusqu'à devenir le chef d'un département et chef de production d'un autre département avec d'autres postes connexes. Il faut retenir que ce travail avait un sens unique pour moi, une occasion d'apprendre. Si un poste supplémentaire me permettait d'apprendre davantage, je l'accepterais sans hésitation.

Aujourd'hui chef d'entreprise, je continue d'apprendre et aussi mettre en pratique tout ce que j'ai appris pendant 4 ans. Je ne suis qu'à 4 ans d'expérience mais je peux vous assurer que j'ai appris beaucoup (stress, des décisions difficiles, des erreurs).



Quelle a été votre expérience la plus difficile et cela a-t-elle changé votre état d’esprit ?


J’en ai tellement eu que ne sais pas vraiment quelle est la plus difficile, mais bon je vais essayer. On dirait que c'était au poste achat d’une grande entreprise de la place où notre compagnie était en prestation au niveau achat. Il était question de leur fournir les matières premières nécessaires pour leur production. Les premiers mois ont été difficiles pour moi. On découvrait à peine le métier et l’entreprise était en pleine saison de production. Il fallait aller à la recherche des fournisseurs, négocier les meilleurs prix et s’assurer de la qualité des produits. La pression était à son comble et on devait assurer car c’était vraiment un bon marché pour nous. Les erreurs ne sont pas faites attendre. Ainsi j’ai validé un achat de produits qui ont été refusés par le service qualité de ladite entreprise ce qui a eu des conséquences lourdes sur la production (imaginer la pression ouf !). Cette expérience m’a tellement marqué que j’ai fait une formation en achat quelques mois après, malgré que nous avons maîtrisé le système et que tout allait bien.



Quand vous êtes surpris par un contexte inhabituel ou incertain, qu'en pensez-vous ?


Quand j’entends cette question, la première phrase qui me vient en tête est : "je puis tout par celui qui me fortifie" Philippiens 4 :12

Cette phrase m’a fait et continue de me faire du bien depuis l’école jusqu'à aujourd'hui.

Pour moi, si on a Dieu de notre côté rien ne serait impossible. Nous pouvons même atteindre les objectifs les plus difficiles. Gérer l’incertain ou l’inhabituel c'est ce que j’appelle challenge, et je pense que cela devrait définir les managers. Peu importe la stratégie mise en place, il y aura toujours des surprises (contexte inhabituel ou incertain). Et résoudre ces problèmes avec rapidité et qualité pour atteindre les objectifs est doit être le credo des entreprises.

Quand une telle situation survient, je demande automatiquement à l'équipe de chercher les conséquences ainsi que toutes les solutions possibles. Ensuite je m'isole pendant une ou deux minutes : Puis je prends 30 secondes pour respirer, faire un vide rapide dans ma tête. Quand quelque chose d'incertain arrive, pour moi la première des choses à faire, c'est de respirer pendant une minute sans penser à ce problème. Cela permet de maîtriser ses émotions, de garder notre confiance en soi et de ne pas être stressé car le stress empêche de réfléchir. En plus, je réfléchis rapidement aux solutions que je pense être justes. Enfin je rejoins l'équipe, on étale nos idées et on prend les meilleures décisions pour avancer.



Quel est le facteur clé de succès le plus important pour vous en fonction de votre expérience ?


Avec les différentes expériences vécues ces dernières années, il y a tellement que je ne sais pas vraiment quoi dire. Mais je pense résumer en un mot qui est la << résilience>>. Pour moi c’est le facteur clé du succès de toutes entreprises. S’adapter à toute éventualité pour avancer et prospérer fait appel à des sacrifies, de la passion, des stratégies et bien sûr une bonne équipe compétente et dévouée à sa tête un manager qui met sa main dans la pâte. Oui un manager qui est partout à la fois. Notre activité est le plus souvent salissante. Peu importe comment je suis habillé quand j'arrive et que les choses ne sont pas bien faites par l'équipe si je dois le faire moi-même pour le corriger je le fais sans hésitation. Pour moi le manager doit être l'exemple partout et montrer à ses collaborateurs qu'il n'est différent d'eux. Personne ne doit être supérieur à l'autre dans une entreprise, tout le monde est important.



Quel serait l'écueil majeur qui pourrait nuire à la réussite d'un leader ?


D’abord un leader dictateur (égocentrique, irrespectueux, arrogant, la prétention de tout connaître, et se résumer au donneur d’ordre sans mettre la main à dans pâte), Ensuite un leader malhonnête (ne respecte pas sa parole donnée, ses engagements, n’agit pas éthiquement dans tout type de collaboration qu’il mène et gère avec d’autres tiers : collaborateurs et équipe, fournisseurs, partenaires, communauté, voir même l’état).

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